cdang a écrit : ↑mer. avr. 08, 2026 9:39 am
J'avais bien compris ça. J'ai bien compris que la saga est une saga héroïque où le héros n'a pas à faire des choix cornéliens ni de compromissions, mais en termes de situation, ça commence quand même par le massacre de ses camarades et professeurs et la traversée d'un pays en guerre (où on peut reconnaître que des soldats sont en fait des pillards en raison des traces de sang au niveau du cou de la tunique, signe évident que ça a été récupéré sur un cadavre égorgé ou décapité).
Bon clairement il y a une appréciation personnelle et subjective de ce qui est feel good ou au contraire stressant / choquant
Ton ressenti est parfaitement respectable, mais du coup voici juste comment j'ai vécu Loup Solitaire :
J'avais 12 ans (puisque le premier tome est sorti en 1984) et j'étais un enfant très sensible supportant difficilement l'horreur.
Pour autant, Loup Solitaire a été un moment merveilleux et distrayant dans ma vie, tout comme la casi totalité des LDVELH (et tous mes potes aimaient loup solitaire pour les mêmes motifs)
Je ne me suis pas retrouvé prostré en position fœtale après un tome, je n'ai pas cauchemardé : au contraire tout plein de positivités
Bien sur qu'il y a des scènes implicitement difficiles dans LS (et je pense que c'est trouvable dans la majorité du med fan, même blue rose par exemple que je connais bien)
Donc encore une fois, attention à ne pas confondre certains implicites (moins de 1 % de la narration) avec le ton, la forme et les émotions suggérées par ce LDVLH (les 99% restant)
De même il y a des créatures monstrueuses (assez lovacreftiennes), mais l'effet produit est diamétralement opposé à l'Appel.
LS s'adressait à un jeune public venu pour le med fan, le merveilleux et...le feel good.
De la même façon Paranoia peut être vu comme un cadre dystopique et en partie horrifique : c'est à mon avis passer à côté du propos de l'intention du jeu;
On jouait à paranoia très jeunes et on en sortait enthousiastes et détendus parce que paranoia pulvérise tous les postulats du jdr (et puis traquer des comis mutants c'est drôle)
Alors on pourrait parler du maccartismes sur paranoia, de la dictature des machines, mais c'était juste pas ça la proposition du jeu.
Et à ma connaissance, tout le monde (ou presque tout le monde) jouait comme ça, pour se détendre, pas pour avoir le frisson, la peur ou l'angoisse d'un jeu potentiellement stressant ou une réflexion sur la sociologie des machines.
En fait je pense que jouer à paranoia en mode trop sérieux est assez flippant (le MJ despotique et arbitraire assimilé à l'ordinateur, le PvP permanent, la mort inepte d'un PJ sur un simple jet de dé ou un jeu de mot pourri)
Parfois j'ai l'impression qu'on a (un peu) oublié les évidences :-)