À ce que je comprends de la promo officielle (cf. EricJudor hier soir sur France Inter, et Alexandra Lamy ce matin sur la même antenne), ce serait plutôt un hommage qu’une parodie...
Cinema films de nöel ou pas
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Arno
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Re: Cinema films de nöel ou pas
- cdang
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Concernant Le Roi du game d'Eric Judor, Alexis Demayer a bien aimé :
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-9101299
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Vous êtes mort
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Re: Cinema films de nöel ou pas
2 Points de CLETCSOOEF par fidélité conjugale (erreur judiciaire qui ferait passer l'affaire Dreyfus pour un fait divers)
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- Tosheros
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Je n'avais pas entendu que ça devait s'appeler le Puy des Oufs, titre probablement ringard tellement typé années 00's mais qui aurait été plus inspiré que le Roi du Game
Dans le cyberespace, personne ne vous entend URLer
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Re: Cinema films de nöel ou pas
C'est marrant mais c'est la deuxième fois que l'acteur québécois se retrouve dans un GN (l'age des tenebres).
ok on a rien a se dire, mais on a tout le temps de trouver avant que le réchauffement climatique nous tue tous.
Le vainqueur ignore l'ironie, arme dérisoire du vaincu. [i][b]F.Cavanna[/b][/i]
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Rosco
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Interview disponible sur youtube
https://www.allocine.fr/article/fichear ... 28592.html
Un echange en kurosawa et myazaki
https://www.allocine.fr/article/fichear ... 28592.html
Un echange en kurosawa et myazaki
Gork est « brutal mè ruzé » et son frère Mork est « ruzé mè brutal »
‘If in doubt, serve more ale.’
— First lesson of the rites of healing
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Un joli film d'animation vu en famille ce matin : Le corset.
À la fin des années 80, la campagne profonde, un préado tout tordu a besoin de porter un corset (plusieurs années). Son environnement : une petite ferme,une petite sœur, un grand frère, une mère aimante, un père bougon.
Le film est réussi à tout point de vue : graphisme semi-réaliste, épuré ; des arrière-plans et des décors pas toujours achevés (volontairement) pour mettre l'essentiel en évidence, des paysages magnifiques ; des personnages à la fois identifiables, caractérisés et stylisés ; une animation très réussie. L'ensemble, visuellement, m'a fait penser à la série de moyens-métrages du Grand méchant renard (sans la verve humoristique).
Et le scénario est subtil : je ne dévoilerai pas tout, mais c'est évidemment un récit d'apprentissage pour ce garçon, contrarié par le port de son corset et l'incompréhension de sa famille. Il trouvera une échappatoire dans l'art, guidé par un mentor (vous reconnaîtrez la voix d'Alexandre Astier).
Les relations familiales sont abordés avec une grande délicatesse.
Le film touchera d'autant plus les quinquas comme moi (et ils sont nombreux sur ce forum) qui connurent cet environnement et cette époque à cet âge : la cambrousse un peu loin de tout, le vélo comme moyen de déplacement indispensable, la fête foraine annuelle (chez moi, on appelait ça la vogue), la piscine intercommunale, la petite paysannerie qui s'industrialise à marche forcée, au risque du surendettement. Les chansons de variété et les jeux télé finissent de planter le décor.
Enfin, des moments d'hallucination associés au handicap du garçon permettent un forme d projection de ses états d'âme.
Et pour couronner le tout, le requiem de Fauré, magnifique, accompagne l'épanouissement du héros, employée comme musique intra-diégétique.
Difficile de retenir sa petite larme aux moments les plus émouvants.
À la fin des années 80, la campagne profonde, un préado tout tordu a besoin de porter un corset (plusieurs années). Son environnement : une petite ferme,une petite sœur, un grand frère, une mère aimante, un père bougon.
Le film est réussi à tout point de vue : graphisme semi-réaliste, épuré ; des arrière-plans et des décors pas toujours achevés (volontairement) pour mettre l'essentiel en évidence, des paysages magnifiques ; des personnages à la fois identifiables, caractérisés et stylisés ; une animation très réussie. L'ensemble, visuellement, m'a fait penser à la série de moyens-métrages du Grand méchant renard (sans la verve humoristique).
Et le scénario est subtil : je ne dévoilerai pas tout, mais c'est évidemment un récit d'apprentissage pour ce garçon, contrarié par le port de son corset et l'incompréhension de sa famille. Il trouvera une échappatoire dans l'art, guidé par un mentor (vous reconnaîtrez la voix d'Alexandre Astier).
Les relations familiales sont abordés avec une grande délicatesse.
Le film touchera d'autant plus les quinquas comme moi (et ils sont nombreux sur ce forum) qui connurent cet environnement et cette époque à cet âge : la cambrousse un peu loin de tout, le vélo comme moyen de déplacement indispensable, la fête foraine annuelle (chez moi, on appelait ça la vogue), la piscine intercommunale, la petite paysannerie qui s'industrialise à marche forcée, au risque du surendettement. Les chansons de variété et les jeux télé finissent de planter le décor.
Enfin, des moments d'hallucination associés au handicap du garçon permettent un forme d projection de ses états d'âme.
Et pour couronner le tout, le requiem de Fauré, magnifique, accompagne l'épanouissement du héros, employée comme musique intra-diégétique.
Difficile de retenir sa petite larme aux moments les plus émouvants.
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- cdang
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Vu vendredi 16 sur grand écran : Le Cuirassé Potemkine, Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (1925)
Le thème : en 1906, les marins du cuirassé Potemkine, prince de Tauride se mutinent en raison des brimades et de la viande avariée qu'on leur sert dans le bortsch. Il sont soutenus par la population d'Odessa, mais la manifestation est réprimée par l'armée de terre dont les terribles cosaques.
C'est une version restaurée qui a cherché à retrouver les passages censurés (dont le mec qui crie « Mort aux Juifs ! » et se fait lyncher par la populace ; il y avait une importante communauté juive bien implantée à Odessa), avec deux bandes son selon le jour de projection : la BO d'origine de Nikolaï Krioukov ou celle tirée de symphonies de Chostakovitch (pour ma séance c'était celle-là).
Film de propagande commandé pour l'anniversaire des révoltes de 1906, le mauvais temps a raccourci le temps de tournage disponible et a imposé de se rabattre sur ce seul épisode.
Ce film est considéré comme un monument du montage, avec des alternances de plans larges et de plans serrés, de mouvements de foule et de visages colériques ou apeurés. Et bien sûr, la scène de l'escalier d'Odessa repris maintes fois.
https://www.imdb.com/fr/title/tt0015648/
Le film étant dans le domaine public, une version d'1h04 est disponible ici :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File ... uselang=fr
Et, même si l'ambiance est plutôt Soleil vert en ce moment, j'ai vu tout à l'heure toujours sur grand écran : Soleil rouge de Terence Young (1971).
Avec Charles Bronson, Ursula Andress, Alain Delon et Toshiro Mifune, musique de Maurice Jarre, excusez du peu. Une production franco-hispan-italienne, tourné en Espagne. Un western paëlla si on veut.
L'histoire : 1870, une bande de desperados attaque un train, transportant 400 000 $, près de la frontière mexicaine. Mais le train transporte aussi l'ambassadeur du Japon fraîchement débarqué. Gauche (Alain Delon) vole le tachi (grand sabre), cadeau de l'empereur du Japon au président des États-Unis, avant de trahir son comparse, Link (Charles Bronson). Laissé pour mort, Link est soigné par les Japonais et est chargé de mener Kuroda (Toshiro Mifune) à Gauche pour récupérer le tachi et venger l'affront. Link essaie de se débarrasser de Kuroda, mais les deux hommes commencent à se respecter. Ils décident d'utiliser Christina (Ursula Andress), l'amante de Gauche, comme appât.
Un western typique des années 1960-début 1970, avec des tuniques bleues, des desperados, des paysans mexicains opprimés, un bordel avec Ursula Andress à moitié nue, des Comanches qui tombent comme des mouches... Dont des trucs qu'on ne veut plus trop voir de nos jours (à raison), mais qui procurent un plaisir régressif...
https://www.imdb.com/fr/title/tt0067770/
Le thème : en 1906, les marins du cuirassé Potemkine, prince de Tauride se mutinent en raison des brimades et de la viande avariée qu'on leur sert dans le bortsch. Il sont soutenus par la population d'Odessa, mais la manifestation est réprimée par l'armée de terre dont les terribles cosaques.
C'est une version restaurée qui a cherché à retrouver les passages censurés (dont le mec qui crie « Mort aux Juifs ! » et se fait lyncher par la populace ; il y avait une importante communauté juive bien implantée à Odessa), avec deux bandes son selon le jour de projection : la BO d'origine de Nikolaï Krioukov ou celle tirée de symphonies de Chostakovitch (pour ma séance c'était celle-là).
Film de propagande commandé pour l'anniversaire des révoltes de 1906, le mauvais temps a raccourci le temps de tournage disponible et a imposé de se rabattre sur ce seul épisode.
Ce film est considéré comme un monument du montage, avec des alternances de plans larges et de plans serrés, de mouvements de foule et de visages colériques ou apeurés. Et bien sûr, la scène de l'escalier d'Odessa repris maintes fois.
https://www.imdb.com/fr/title/tt0015648/
Le film étant dans le domaine public, une version d'1h04 est disponible ici :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File ... uselang=fr
Et, même si l'ambiance est plutôt Soleil vert en ce moment, j'ai vu tout à l'heure toujours sur grand écran : Soleil rouge de Terence Young (1971).
Avec Charles Bronson, Ursula Andress, Alain Delon et Toshiro Mifune, musique de Maurice Jarre, excusez du peu. Une production franco-hispan-italienne, tourné en Espagne. Un western paëlla si on veut.
L'histoire : 1870, une bande de desperados attaque un train, transportant 400 000 $, près de la frontière mexicaine. Mais le train transporte aussi l'ambassadeur du Japon fraîchement débarqué. Gauche (Alain Delon) vole le tachi (grand sabre), cadeau de l'empereur du Japon au président des États-Unis, avant de trahir son comparse, Link (Charles Bronson). Laissé pour mort, Link est soigné par les Japonais et est chargé de mener Kuroda (Toshiro Mifune) à Gauche pour récupérer le tachi et venger l'affront. Link essaie de se débarrasser de Kuroda, mais les deux hommes commencent à se respecter. Ils décident d'utiliser Christina (Ursula Andress), l'amante de Gauche, comme appât.
Un western typique des années 1960-début 1970, avec des tuniques bleues, des desperados, des paysans mexicains opprimés, un bordel avec Ursula Andress à moitié nue, des Comanches qui tombent comme des mouches... Dont des trucs qu'on ne veut plus trop voir de nos jours (à raison), mais qui procurent un plaisir régressif...
https://www.imdb.com/fr/title/tt0067770/
Dernière modification par cdang le lun. oct. 26, 2026 10:30 am, modifié 1 fois.
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Ah Soleil Rouge ! La rencontre entre Bronson et Delon. Et puis le duo Samouraï-Cowboy
Clairement pas un western inoubliable, mais j'avoue que mon premier visionnage un soir de la fin 80's début des 90's sur la 5 m'a beaucoup marqué. Je l'ai revu par petits morceaux plusieurs fois et ça fait toujours plaisir. J'étais persuadé qu'il y avait Claudia Cardinale dans le film tiens ? Un bel effet Mandela... J'ai du me mélanger avec "les Pétroleuses" ou "Il était une fois dans l'Ouest".
Clairement pas un western inoubliable, mais j'avoue que mon premier visionnage un soir de la fin 80's début des 90's sur la 5 m'a beaucoup marqué. Je l'ai revu par petits morceaux plusieurs fois et ça fait toujours plaisir. J'étais persuadé qu'il y avait Claudia Cardinale dans le film tiens ? Un bel effet Mandela... J'ai du me mélanger avec "les Pétroleuses" ou "Il était une fois dans l'Ouest".
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Ah? Pas au courant :mrgreen:. "On"?
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Nan mais oui, bien sûr, ya toujours des gens qui voudront voir des nana à poil sans justification narrative et des natifs étatsuniens réduit à de la chair à Winchester (adaptation du test de Bechdel : y a-t-il deux natif·ves nommé·es dans l’œuvre ; qui parlent ensemble ; et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec faire la guerre).
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Re: Cinema films de nöel ou pas
cdang a écrit : ↑lun. oct. 26, 2026 12:55 pm Nan mais oui, bien sûr, ya toujours des gens qui voudront voir des nana à poil sans justification narrative et des natifs étatsuniens réduit à de la chair à Winchester (adaptation du test de Bechdel : y a-t-il deux natif·ves nommé·es dans l’œuvre ; qui parlent ensemble ; et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec faire la guerre).
Il y a plus de nana à poil dans la plupart des films aujourd'hui que dans ce film.
Et pour les peuples autochtone, leur interet naratif est juste de montrer qu'ils existent et intervienent en se foutant de l'histoire des autres.
Si tu écris un film sur un quartier aujourd'hui, tu peux utiliser la police de la même manière, ils sont là, ils agissent sans tenir compte des protagonistes en revanches les protagonistes doivent tenir compte d'eux.
Bref c'est du décors
Gork est « brutal mè ruzé » et son frère Mork est « ruzé mè brutal »
‘If in doubt, serve more ale.’
— First lesson of the rites of healing
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Je dis pas le contraire. Et c'est un peu ce qui fait la différence entre un film d'action lambda, dont le seul intérêt est de ne pas s'endormir, et un film un tantinet intéressant.
Puis bon, la réification discriminante, ça mène rarement à une bonne entente entre les gens.
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Rosco a écrit : ↑lun. oct. 26, 2026 1:17 pmcdang a écrit : ↑lun. oct. 26, 2026 12:55 pm Nan mais oui, bien sûr, ya toujours des gens qui voudront voir des nana à poil sans justification narrative et des natifs étatsuniens réduit à de la chair à Winchester (adaptation du test de Bechdel : y a-t-il deux natif·ves nommé·es dans l’œuvre ; qui parlent ensemble ; et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec faire la guerre).
Il y a plus de nana à poil dans la plupart des films aujourd'hui que dans ce film.
Et pour les peuples autochtone, leur interet naratif est juste de montrer qu'ils existent et intervienent en se foutant de l'histoire des autres.
(...)
Bref c'est du décor
A l'exception notable de John Ford dont les indiens (et leur place) ont évolué avec le temps, au point qu'il fut fait "membre honoraire" de la tribu navajo sous le nom de Natani Nez, le « grand chef » («big boss»).
Quand il commence à embaucher régulièrement des figurants navajos (les mêmes habitués) dès les années 30, ceux-ci vivent dans la misère.
Ford fait régulièrement appel à eux au point qu'il aurait déclaré "(dans mes films) Plus je tue d'indiens, mieux ils mangent !".
"Mieux est de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme" (Rabelais)
Fan de ciné muet et US :
- Lubitsch : "Je fais appel à l'intelligence du spectateur."
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