Single #6
Un choix mortifère et une transition en douceur...
Les Justiciers sont tendus mais confiants. Le chef de l'Armée du Serpent est devant eux, pieds et poings liés, loin de ses hommes, mais son frère est mort, et il va falloir donc manier le type de la bonne manière si les Justiciers veulent qu'il parle.
Le gars est réveillé sans grand ménagement, semble peu surpris de son sort et demande tout de suite où est son frère. Il essuie un premier refus, flaire une embrouille mais se met à table au grand étonnement des Justiciers.
Lui, son frère et sa bande ont été aidés par un sponsor afin de monter en puissance. Son frère montait les cambriolages et lui exécutait les larcins. Dans les cas où ça a dérapé, c'était son frère, plus fébrile, qui était sur place. Le prisonnier se mort les doigts d'avoir laissé son frère y aller, il savait que ça ne pouvait que dégénérer.
Les Justiciers demandent au sujet du sponsor et le chef de bande parle de Budimir Horvat... et oui, la Némésis de nos Justiciers finance une bande de voleurs pour en retirer quelques fruits, surtout de la main d’œuvre qualifiée d'après le chef de bande. Plusieurs anciens membres de l'Armée du Serpent ont rejoint l'organisation de Budimir...
Les Justiciers tentent de convaincre le chef de se retirer de la ville et d'arrêter ses activités mais ils n'obtiennent rien de significatifs sans parler du fait qu'Hibari lâche que c'est eux qui ont tué son frère, une heure auparavant.
Le chef de bande ne refuse pas la proposition des Justiciers mais Street doute très fortement de son inaction future contre eux. Une discussion tendue a lieu et il en ressort que le type doit mourir, c'est mieux pour les Justiciers.
Street se rapproche de l'homme et l'abat froidement d'une balle en pleine tête. Les Justiciers exposent le corps dans le quartier en indiquant que c'est « Budimir qui m'a tué ».
Que ce soit par défi ou pour faire passer un message les Justiciers pensent toucher qui de droit...
Après cette soirée difficile, tout le monde rentre dormir d'un sommeil agité et peu réparateur...
Et le retour au réel est difficile, surtout pour Street qui a abattu, de sang froid, un homme désarmé et attaché dans une usine désaffectée et humide.
Il ouvre machinalement son stand de tir sans prêter attention à l'assaillant qui se place derrière lui pour le pousser dans son échoppe !
Street fait votre face une fois dans son stand et menace de son arme l'assaillant en question. « Ho fils, c'est juste ton père ! » dit, les mains en l'air, John-Peter Street !
Le vieux devait venir la semaine prochaine mais ses vacances ont été avancées... Street se relève, s'excuse et les deux hommes reprennent le cours normal d'une discussion et d'une visite de famille normale. JP, en tant qu'ingénieur en armement et spécialiste en munitions pour une grande firme nord-américaine, est fier de pouvoir enfin visiter le stand de tir de son unique rejeton.
Les rapports entre les deux hommes ont toujours été très bons et c'est le père qui a donné le virus des armes à feu au fils. JP se cale dans un un coin pendant que Street reçoit ses premiers habitués venus faire quelques séances de tir. Entre deux clients, JP s'étonne de ne pas voir sa bru ou sa petite-fille quelque part dans le coin... Street avoue leur séparation et la garde exclusive de sa fille par son ex.
JP se désole de la situation et propose d'intercéder s'il le peut auprès de son ex-bru. Street est peu convaincu mais laisse son père faire, après tout il est raide dingue de sa petite-fille et c'est un homme raisonnable et profondément bon.
En fin de journée, un habitué vient exhiber sa dernière acquisition. Une arme de poing très coûteuse qui s'avère être clairement défectueuse une fois entre les mains de Street. Il minimise les choses mais son père, reconnu par plusieurs habitués pour ses articles au vitriol dans certaines revues spécialisées, lui demande son avis et il tombe lourdement, « C'est d'la merde ! »... (
d’où le JP pour Jean-Pierre Coffe touça...).
Après avoir fermés le stand, les deux vont rapidement manger un morceau dans un petit resto du coin et se disent à demain. Le père de Street va rester 2 semaines de plus que prévu et il a bien l'intention d'aller voir son ex-bru et sa petite-fille demain pour en savoir plus et peut être arrondir les angles.
Du côté de Bowman, la journée commence presque aussi mal... grosse panne dans le métro pour aller sur les docks. Un message de pirates informatiques est relayé dans la rame pendant la panne. Une petite dizaines de minutes plus tard, la rame repart avec son comptant de gens énervés et pressés. Bowman met cette attaque de côté pour le moment et file bosser.
Sa journée de taf passe comme un rêve et il se retrouve embrigadé en fin de journée pour aller au bar des docks s'en jeter un peu ou deux !
Il ne peut pas se défiler cette fois et commence à boire plus que de raison... il surprend une conversation entre plusieurs collègues au sujet d'un placement immobilier en or tout nouveau, tout beau. Le jeune collègue qui en fait la promotion croit que cela peut permettre de mettre pas mal de beurre dans les épinards de tout le monde. Bowman est sceptique et enjoint ses collègues à se méfier de ces sois-disant ponts d'or immobilier sans pour autant décourager le jeune collègue très motivé.
Bowman rentre enfin chez lui, fatigué, aviné, perplexe aussi et il s'endort dans la rame de métro vide à cette heure trop tardive. Le soleil vient le réveiller doucement alors qu'il émerge dans la même rame de métro !
Une attaque a paralysé tout le réseau nord de la ville et il est resté là à dormir tout son alcool... il descend à son terminus et file chez lui prendre rapidement une douche, boire un giga-café et repartir, la tête lourde, bosser !
Hibari de son côté entame une bonne journée de cours au dojo. Depuis la soirée portes ouvertes, c'est l'affluence en continu. Hibari prend sur lui d'enseigner les bases de l'auto-défense tant aux débutants qu'aux confirmés sans que son oncle n'y ait à redire.
Il scrute, au passage, les mouvements de sa sœur, via géolocalisation, qui ne rentre plus au dojo. Elle passe son temps chez ses amies de la fac en poursuivant ses cours. Hibari pense essayer de prendre contact avec elle, mais le traumatisme est encore trop frais pour eux deux...
Dans la journée, l'oncle d'Hibari reçoit un drôle de visiteur. Un homme âgé et connu dans le quartier comme un usurier qui tient boutique dans un bar irlandais pas loin du dojo. Les deux hommes discutent longuement et semblent très proches. L'oncle d'Hibari lui demande de venir une fois l'usurier parti.
L'oncle demande à Hibari de jouer les gardes du corps pour cet homme pendant quelques jours. Il aurait des soucis avec des criminels notoires et requiert un peu d'aide. L'oncle explique que, sans cet homme, le dojo n'aurait jamais été crée et que, malgré ce rapport particulier, les deux hommes sont devenus amis.
Hibari accepte et se rend rapidement au bar en question pour rencontrer cet usurier. C'est un pub irlandais typique avec chaînes de sports en continu et piliers de bar immortels. Niels Moranta, l'usurier, tient sa boutique au coin du bar avec une grande Guinness devant lui et un cigare malodorant au bec. Il explique à Hibari qu'il a récemment racheté une dette à un confrère qui arrête l'usure et il s'avère que le débiteur est très proche de la Fraternité Aryenne de Mist City...
L'usurier a peur que cette bande de débiles lui envoie quelques nervis et la présence d'Hibari pourrait les dissuader d'agir. Hibari accepte de l'aider pendant quelques jours le temps que les choses se tassent. Il se cale sur la gauche du bar dans la salle et observe la journée de Moranta qui reçoit ses clients. Il fait de l'usure comme on en fait plus et marche à la confiance sans user de violence, c'est un peu la banque du quartier qui aide les locaux à se sortir d'un mauvais pas ou à concrétiser une petite affaire.
Pendant la journée, Hibari fait la connaissance de la seule serveuse du bar, Jenny, une jeune brunette charmante quoiqu'un peu trop gentille. À la fin du service, Moranta remonte dans son appartement au dessus du bar, dit à demain à Hibari et à Jenny, qui ferme le bar.
Hibari raccompagne Jenny (ou c'est le contraire?!?) et rentre au dojo dormir après une journée assez calme... est-ce que ça va durer ?
To be continued...