Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

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Hyeronimus
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Hyeronimus »

Il y a aussi une série qui en est tirée, ça s'appelle "Murderbot", les retours semblent plutôt positifs.
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ikaar
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par ikaar »

Hell, je ne sais pas trop comment vu que je voulais que ce soit sur le fr, mais en fait D'errances et de ronces est en promo ebook sur amazon.com, profitez en. Il est aussi en libre lecture pour les abonnés Kindle ::

https://www.amazon.com/dp/B0GQDS13WH
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Rhoward
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Rhoward »

A Emmaus, je suis tombé sur plusieurs livres que j'ai chopé :  Secret of Bashamay (Le commandeur) de Michel Honaker et Raboliot de Maurice Genevoix. Alors... Le Commandeur, j'en avais lu un quand j'étais ado, et j'avais trouvé ça sympa. Et là, mazette... ben en fait, c’est pas très bon. Vraiment pas en fait (malgré la couverture de Nicollet). Du cul pour du cul, une écriture un peu amateure et boursouflée et des clichés malhabiles. Bref, lu très rapidement et reparti aussi sec chez Emmaus.

Et Raboliot de Maurice Genevoix. Je découvre cet auteur à travers son Prix Goncourt 1925, un auteur dont je vois le nom depuis des années, souvent associé à la der des der. Et ben, mazette, c'était super : une écriture riche mais fluide, poétique, des évocations naturalistes magistrales, bref un classique à lire pour moi - qui date de 1925, donc dans son jus... Et pour avoir une critique bien plus complète et juste : https://revuecommune.fr/2025/02/01/rabo ... -genevoix/
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Harfang2
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Harfang2 »

Les choses qu'ils emportaient, Tim O'Brien, 256 p., Totem editions

Livre témoignage assez poignant, sans, pour autant faire dans le pathos a proprement parler, de Tim O'brien. Récit(s) de guerre, récit d'une unité, récit d'un homme. L'écrivain se fait conteur et certaines histoire sont, par essence, fausses, partielles, ou refaites. Mais, ici, c'est assez honnête car, au fond, le récit est ce qui fait vivre les faits et, parfois, surtout en ce qui concerne les morts, peu importe l'exactitude, du moment que l'oubli n'est pas là. Récit d'Homme, aussi. L'émotion est, certes là, mais toujours floutée, noyée dans des détails, des faits, des histoires qui font écho, mais jamais mise à crue... et pourtant, elle passe, singulièrement, et, même profondément même en clair-obscur.
Et puis, au deux tiers du récits, alors qu'on croit le roman presque terminé, ou, du moins, plus en capacité de nous surprendre, arrive des récits de l'avant-guerre ou de la juste après-guerre, dont, certains nous cueilleront à froid.
Mais il y a une cohérence, un fil psychique pour l'auteur et tout celà fait lien, malgré, une absence de temporalité précise et de nombreux trous dans le récit, d'appartés, aussi.

J'ai aimé, mais dois-je le conseiller? Je ne sais pas, ça dépend de vos besoins et de votre sensibilité. Dans tous les cas si vous voulez jouer durant la guerre du viet-nam, c'est une très bonne lecture.



Ne meurent pas encore ceux dont on conte, encore l'histoire.
Dernière modification par Harfang2 le jeu. avr. 16, 2026 10:35 am, modifié 1 fois.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sammael99 »

Je me relis entre deux bouquins les premiers Nestor Burma.

En fait, pour l'essentiel, je les lis.

Et bien là, j'ai fini Nestor Burma contre CQFD et c'est le premier dont je me dis qu'il n'est vraiment pas bon. L'intrigue ne tient pas la route, les coïncidences hautement improbables sont les seuls éléments à faire avancer l'enquête, l'amourette de Nestor on y croit pas une seconde, et la fin tragique est ridicule. Même le Paris sous l'occupation, tellement bien dépeint en demi-teintes dans 120 rue de la Gare ne tient pas.

Bon, c'est presque rassurant de voir que Malet aussi pouvait écrire des bouses.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Cédric Ferrand
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Cédric Ferrand »

Je lis un San-Antonio, et l'homophobie qui suinte de l'enquête est vraiment dégueulasse.
Je pourrais comprendre des remarques pas finaudes, ce sont les années 50, mais Dard tartine de la haine, c'est malsain.
J'arrive à passer outre le sexisme car j'ai consience de ce que je lis, mais ce niveau d'homophobie n'est vraiment pas glorieux.
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Inigin
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Inigin »

Cédric Ferrand a écrit : jeu. avr. 16, 2026 12:59 am Je lis un San-Antonio, et l'homophobie qui suinte de l'enquête est vraiment dégueulasse.
Je pourrais comprendre des remarques pas finaudes, ce sont les années 50, mais Dard tartine de la haine, c'est malsain.
J'arrive à passer outre le sexisme car j'ai consience de ce que je lis, mais ce niveau d'homophobie n'est vraiment pas glorieux.

En même temps… pourquoi lire du SA alors qu’on peut relire de la fantasy comme Wastburg quoi.
Sur l’homophobie Mercedes Lackey a écrit quelques belles pages (toute la trilogie de Vanyel).
Barde biclassé secrétaire de la Voix de Rokugan

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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Je n'ai lu qu'un San-Antonio quand j'étais ado et je n'ai pas compris l'intérêt du truc. Mais, ici, où je travaille, c'est le héros du coin. D'un autre coté, il faut dire, c'était soit Marc Cécillon, soit Frédéric Dard, alors, finalement, le choix doit être vite fait...

Cette année, j'ai vraiment du mal à lire. Je me rends compte que je papillonne et que j'ai du mal à avoir du suivi dans mes lectures. J'ai abandonné un livre, en ai commencé deux que j'ai mis de coté (Citadelle de Saint Exupéry et Trois explications du monde), et picore plus que je ne dévore un livre que je ne peux que conseiller à tous les rôlistes fans de fantasy, à savoir les Sagas légendaires islandaises, ou comment trouver assez rapidement les sources précieuses de papy Tolkien (et voir Christopher Tolkien cité comme référence pour autre chose que comme continuateur/compilateur de l'oeuvre de son père, c'est cool).

Mais, en attendant, j'ai fini péniblement mon sixième livre papier et mon quatrième livre audio depuis le début de l'année.

Voici le livre :

Image

A COUTAUX TIRES
Nikolai Leskov

J’ai entendu parler de ce livre sur Radio France, sans savoir si c’est sur France Inter ou France Culture. Je serais tenté de croire que c’est sur la seconde, puisque l’on ne parlait pas d’un livre à la mode, mais d’un livre russe du XIXème siècle. Une fois passée la couverture qui démontre que l’on peut parfaitement être graphiste et aveugle, et lues les 1.000 pages (roman russe oblige), on a la joie de tomber sur un livre à la fois classique et avant-gardiste sur pas mal de points, quand on se souvient qu’il a été écrit en 1870.

Joseph et Larissa sont des nobliaux de provinces, dont les parents se sont vus contraints de louer leur demeure à des nobles plus fortunés, après avoir construit une maison plus petite dans leur domaine. La famille voisine est celle d’Alexandra, une belle jeune fille qui semblait promise à Joseph, jusqu’à ce que ce dernier change, au cours de ses études. Après avoir épousé un vieux militaire, Alexandra est restée vivre proche de son amie et de la famille de cette dernière, une tante et son époux, major iconoclaste ami d’un pope débonnaire. Joseph, lui, est parti à Saint Petersbourg où il est devenu nihiliste et le jouet d’autres nihilistes, qui l’ont contraint à un mariage arrangé avec une femme qui ne vit pas avec lui. Tout l’équilibre de ce petit monde est chamboulé lorsque Joseph revient avec l’un de ses amis nihiliste, Gordanov, ancien amant de la femme d’un notable local, vieux et riche, Brodostine. Cette dernière entend, en effet, faire disparaitre son mari pour pouvoir récupérer sa richesse et vivre sa vie comme elle l’entend, tandis que Gordanov vise la même fortune pour pouvoir monter un projet qui devrait le rendre encore plus riche. Mais à quel prix ?

Bien que long, le roman est divisé en plusieurs petits chapitre, qui doivent découler de son mode de parution (dans un magazine) et est, de ce fait, très lisible. Le style est efficace et moderne. Comme pour Dostoïevski, on peut comprendre que les traductions contemporaines se veulent plus proches du texte que les traductions classiques, ce qui rend le livre très vivant et agréable. Sur le fond, Leskov traite des mouvements spirituels et politiques de la fin du XIXème siècle en Russie : la tradition, d’un côté, et le nihilisme, le socialisme, le spiritisme de l’autre. Outre une peinture de ce monde, qui peut laisser penser parfois à ce que l’on peut apercevoir chez d’autres auteurs russes de l’époque, on assiste à une belle exploration des personnages, dans leur vérité crue. Aucun des personnages n’est traité superficiellement et offre une réelle profondeur, que ce soit dans ses croyances ou dans ses espoirs, ses doutes, ses erreurs, leur façon de les affronter.

Je ne connaissais pas Leskov qui, visiblement, est passé au second plan face à d’autres auteurs, plus traduits. Et c’est une bonne chose que de voir un tel roman traduit et publié. J’espère que d’autres le sont ou le seront et que le choix de la maison d’édition se portera sur un graphisme un peu moins, comment dire, osé ?
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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Et le livre audio :

Image
(oui, je sais, le graphiste qui cause ces images doit être un cousin de celui qui a conçu la couverture du livre d'avant)

LE PORTAIL DES DIEUX INFERNAUX
Dungeon Crawler Carl, tome IV
Matt Dinniman

Nous sommes gâtés. Alors que le tome 3 est sorti en audio il n’y a pas si longtemps, Audible nous offre la suite, avec le tome 4, toujours lu avec beaucoup de talent par Sylvain Agaësse. Avec joie et bonheur, je me suis lancé dans la lecture audio de ces nouvelles aventures.
Carl, Princesse Donut et Kathia sont arrivés au niveau 5. Ils font toujours partie du top 10 des crawlers. Mais nouveau niveau, nouvelles règles : les crawlers se retrouvent disséminés dans plusieurs bulles (des espèces d’univers de poche) divisés en quatre quarts, chacun dominé par un élément, chacun avec un château que les crawlers devront prendre pour progresser dans le quart suivant. Et pour pouvoir passer au niveau 6, il sera nécessaire de libérer l’intégralité de la bulle qui « explosera » alors, permettant aux crawlers de voyager dans l’intermonde qui les accueille tous. Bien évidemment, en dehors des membres de son équipe, les crawlers sont accompagnés d’inconnus et ne peuvent se rencontrer que dans les clubs vainqueur ou despérado. En attendant, Carl a plein d’idées pour faire mumuse avec les explosifs et, aussi, pour venir pourrir la vie de ceux qui ont conçu ce World Dungeon.

Pas de surprise, avec ce nouveau tome : ceux qui aiment la série prendront beaucoup de plaisir, ceux qui n’aiment pas n’y trouveront rien pour les faire changer de position. Il y a des mises en danger, des idées intéressantes concernant le jeu, les joueurs, le monde autour continue d’y faire régulièrement intrusion, l’IA est de plus en plus barrée et Carl de plus en plus anarchiste, contractuel ou non. La lecture de Sylvain Agaësse est toujours aussi excellente. Je pense que cette lecture, dynamique, investie, fait partie du charme de cette série et je ne sais pas si j’aurais pris le même plaisir à lire le livre qu’à l’écouter dans ces conditions. C’est brillant. Un lecteur qui « joue » les différents personnages me convainc rarement, mais Sylvain Agaësse le fait avec un vrai talent. On attend toujours avec impatience les lectures des caractéristiques des PNJs, mobs et objet, on jubile toujours aux interventions de Princesse Donut, on ne peut qu’attendre avec un certain plaisir les prochains « Bordel, Donut ».

Une évolution cependant dans ce tome, amorcée dans le tome précédent mais qui continue (doucement) sur sa lancée : les relations avec le reste de l’univers, qui ne passent pas que par les vues, les likes et les cadeaux des fans. Matt Dinniman continue d’y développer l’univers autour du World Dungeon, les conflits entre les factions et la façon dont Carl & Donut s’y impliquent ou y sont impliqués, volontairement ou non.

Bref, pour moi, Dungeon Crawler Carl rejoint les lectures coupables, à égalité avec les Honor Harrington : on sait que c’est critiquable, que ce n’est pas une série qui restera comme un classique de la SF ou de la fantasy mais, bon Dieu, quel plaisir on prend à la lecture/ à l’écoute de la série. Je me sens un peu désoeuvré après avoir fini ce tome, impatient d’écouter la suite, avec la peur, toutefois, que je finisse par me lasser. Je vois, néanmoins, que la série a un franc succès, puisqu’une adaptation en jdr est prévue (quel intérêt ?) et une série télé en live action devrait voir le jour. Mais, franchement, à quoi bon, quand on a la chance d’avoir la version audio lue par Sylvain Agaësse ? Fera-t-il le doublage de toutes les voix en VF ?
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
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