Population Zéro (
Zero Population Growth, en VO, soit "
Z.P.G." -
lien IMDB,
lien wikipédia), une curiosité des années 70.
Un petit film, clairement, mais il ne peut pas ne pas faire penser aux autres films du même genre et de la même époque (par l'ambiance, la réalisation, voire dans une certaine mesure, les thématiques), comme
Soleil Vert,
Westworld,
Colossus ou encore
Le Dernier Survivant (justement du même réalisateur pour ce dernier).
Au casting, notamment
Oliver Reed, qui a joué dans
Les Diables,
Les Trois Mousquetaires (celui de 1973, évoqué dans ce thread il y a quelques mois - il jouait Athos), ou encore
Gladiator.
Le pitch ? Le monde se meurt, pollué, de par l'accroissement de la population et des modes de vie associés. Les gouvernements mondiaux décident alors de figer pendant 30 ans - un peu plus d'une génération - toute naissance, pour espérer inverser la tendance. Et ils le font de la manière la plus dictatoriale possible : procréer est désormais le crime absolu, un crime contre l'humanité. Tout y passe dans cet univers : la pollution impose de vivre avec un masque de protection en permanence (tiens, tiens, comme le COVID), dans un smog permanent. Le "besoin de maternité" est remplacé par des robots-enfants, programmés avec une cartouche, façon IA (tiens, tiens, comme les robots qu'on commence à voir apparaître de nos jours). Un musée montre le monde d'avant, tel qu'il était. Les mesures sont drastiques pour la population,
"la conception d'un enfant sera considéré comme le crime le plus grave, passible de la peine de mort". Las, certain(e)s décident tout de même de passer outre, avec tout ce que cela impliquera.
Essentiellement décomposé en deux parties, une première montrant cet univers dystopique assez glauque, une deuxième tournant autour de la trame du film - une famille décidant d'aller contre les mesures en cours, et choisissant d'avoir un enfant en secret, avec toutes les conséquences (vivre caché, gérer seuls les difficultés, finir par être confronté à ses voisins et au reste de la société, ...).
Film s'il n'est pas exceptionnel en soi, mais reste en tant qu'oeuvre filmographique regardable, et le reflet/témoignage de son époque (il est l'adaptation "non-officielle" du livre assez connu sur cette décennie,
La Bombe P).
Probablement doté d'un petit buget, le réalisateur ne s'en sort pas si mal, le "smog" permanent dans les plans extérieurs par ex., sous forme de fumée épaisse, servant sans doute quelque part de cache misère à l'absence de moyens, ou encore, la scène de l'accouchement se montrant assez inventive également, à base d'ombres chinoises et de plans fixes (sur des parties précises du décor) - dit ainsi, ça peut sembler étrange, mais ça passe finalement très bien. Il souffre toutefois de certains partis-pris scénaristiques assez curieux (comme le mécanisme de peine capitale - une sorte de dome en plastique héliporté sur les condamnés, puis recouvert de peinture (visible sur l'affiche d'origine, à gauche ci-dessus) - assez ridicule et déplacé (mais servant le scénario)), qui l'ont probablement empêché de ne pas sombrer dans l'anonymat cinématographique où il se trouve désormais, contrairement aux autres films cités en début de post.
Quelques liens complémentaires :