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Re: [Star Trek tous supports] Vis longtemps et prospère !

Publié : sam. janv. 03, 2026 11:47 am
par Tybalt (le retour)
Tybalt (le retour) a écrit : sam. janv. 03, 2026 10:29 am Forcément, c'est juste un extrait. Et Legnou disait que la série se passe au XXXIIe siècle : ça fait loin dans le futur... même l'hypothèse d'un mélange de technologie avec les Romuliens n'a rien de délirant dès qu'on avance suffisamment dans le temps. Il faut attendre de voir. Personnellement, ce qui me décevrait serait de retrouver des vaisseaux avec la même tête, mille ans après l'époque de la série d'origine ! Ce serait complètement invraisemblable, à moins de supposer une mode du look rétro, mais même comme ça ce serait pousser le bouchon un peu loin. En 2025, on se réintéresse à Mucha et à l'art déco mais on n'en est quand même pas revenu aux locomotives à vapeur et aux hippomobiles. Et tout ça ne date que d'il y a un siècle...


theWatch a écrit : sam. janv. 03, 2026 10:52 am Mucha, ce n'est pas plutôt l'art nouveau ?

Si si, et dans ma phrase c'était un "et" de liaison entre deux trucs différents :)

Re: [Star Trek tous supports] Vis longtemps et prospère !

Publié : dim. janv. 04, 2026 8:56 pm
par Tybalt (le retour)
Avant la disparition des séries Star Trek de Netflix, j'ai tout de même un peu continué Star Trek: Enterprise avec le début de la saison 2.

Épisode 1 : Onde de choc, 2e partie (Shockwave: Part II) : on avait eu plein d'action débouchant sur un gros cliffhanger de fin de saison un peu facile, on a droit à plein d'action pour ramener le statu quo de départ. La partie intéressante est que l'Enterprise est abordé et investi par une faction hostile, ce qui donne lieu à des scènes d'action différentes. La partie "guerre froide temporelle" est bon, moui, pourquoi pas, mais j'ai du mal à m'enthousiasmer pour. Ça doit être difficile de me surprendre avec une intrigue de voyage dans le temps après 13 saisons de Doctor Who.

Épisode 2 : Premier Contact (Carbon Creek). Un épisode de voyage dans le temps original ! Bon, peut-être pas tant que ça, mais il est original par rapport à la série : c'est T'Pol qui raconte un peut-être-souvenir de sa mère. Du coup, ce n'est pas Père Castor, raconte-nous une histoire, c'est Première Officière T'Pol, raconte-nous Star Trek. Un épisode en somme assez dans la continuité de la série originale, avec ses voyages dans le passé, mais avec cette différence que tout l'équipage est Vulcain, ce qui soulève des difficultés différentes. Une bonne surprise. Regardable indépendamment du reste de la série, en plus.

Épisode 3 : Le Choix d'Archer (Minefield). L'Enterprise se retrouve pris dans un champ de mines spatiales. L'une des mines s'accroche au vaisseau. En plus, c'est de la technologie romulienne, que personne ne connaît encore bien. Un épisode de huis clos en scaphandre avec un suspense de bombe à retardement. L'épisode creuse beaucoup le personnage du lieutenant Malcolm. Pas affreux, mais trop militarisé à mon goût, et le pathos est un peu épais pour moi.

Épisode 4 : La Station service (Dead Stop). L'Enterprise a grand besoin de réparations et tombe sur un genre de station de réparation spatiale qui semble déserte mais en service. Le prix est tellement bas que le capitaine Archer se demande si c'est bien honnête (spoiler : non). Ça m'a fait penser au genre de chose qu'on peut voir dans Doctor Who, mais en moins subtil : la résolution est un peu trop musclée. Ça reste un épisode plutôt original, qui fonctionne quasiment comme une nouvelle de science-fiction, et le tout dernier plan de l'épisode constitue une jolie chute. Une qualité est que l'épisode est très facile à utiliser comme inspi dans la plupart des jdr de science-fiction !

Épisode 5 : Mon ami Porthos (A Night in Sick Bay). L'Enterprise est en relation avec des Kreetassiens pour obtenir quelques autres matériaux de réparation, mais les Kreetassiens sont offensés (encore : on les avait déjà vus dans la saison 1, épisode 22, Passager clandestin). Le capitaine Archer doit se préparer à leur faire encore des excuses et en a un tout petit peu sa claque. En même temps, Porthos, le chien d'Archer, tombe gravement malade. Archer décide de passer du temps à l'infirmerie près de son chien.
Franchement, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. Il a de grandes qualités : sujet original, entrelacement efficace de plusieurs intrigues, grande mise en avant du personnage de Phlox, le médecin de bord, qui déploie des talents insoupçonnés à la fois en médecine physique et en psychothérapie (et qui est décidément l'un de mes personnages préférés de la série), morale pas inintéressante tournant autour de l'ego et des excuses... Mais dans le même temps, on y croise une sexualisation de T'Pol dont je me passais très bien, à une vision du monde désespérément exclusivement hétéro (je pensais dire "hétérocentrée" mais ça supposerait qu'on voit aute chose que des hétéros, mais y en a pas du tout et la possibilité de leur existence n'est même pas envisagée), ainsi que des passages vaguement grotesques et deux-trois invraisemblances (je sais que la médecine de Star Trek est très avancée, mais discuter juste au-dessus du patient pendant une opération chirurgicale, sans masques, vraiment ? Si le souci était qu'on puisse voir les visages des personnages pendant la scène, ça coûtait quoi d'imaginer qu'il existe des masques transparents ?). Donc bon. Au moins ça tente des trucs, mais je me re-heurte aux limites habituelles de la série.

Épisode 6 : Les Maraudeurs (Maraudeurs). L'Enterprise fait escale dans une petite colonie de mineurs qui extraient du deuthérium, mais il s'avère que la colonie subit le joug d'une bande de klingons pas nets. Un épisode d'action avec 1) une raison de se bastonner, 2) une préparation à la baston, 3) de la baston. Avec un petit twist un peu startrekien quand même, mais bon. Mrf. Pas déplaisant, rigolo si on veut voir de l'équipement et des armes, mais tout de même banal.

Re: [Star Trek tous supports] Vis longtemps et prospère !

Publié : dim. janv. 04, 2026 9:16 pm
par legnou
Tybalt (le retour) a écrit : dim. janv. 04, 2026 8:56 pm Ça doit être difficile de me surprendre avec une intrigue de voyage dans le temps après 13 saisons de Doctor Who.

En parlant du Docteur...

Re: [Star Trek tous supports] Vis longtemps et prospère !

Publié : dim. janv. 04, 2026 10:04 pm
par Tybalt (le retour)
Je ne connais pas ce site, mais l'article me fait furieusement penser à ces vidéos de Youtube qui essaient frénétiquement de bâtir des polémiques en l'air à partir de prises de position extrêmes, d'exagérations, de généralisations abusives et de sauts logiques acrobatiques à laisser aux professionnels. J'avais commencé à expliquer tout ce qui ne va pas mais, vraiment, c'est trop long, je n'ai pas de temps à perdre avec ce type d'éditorialistes.

Re: [Star Trek tous supports] Vis longtemps et prospère !

Publié : jeu. janv. 08, 2026 9:51 pm
par Tybalt (le retour)
Suite de mon visionnage de la saison 2 de Star Trek: Enterprise.

Épisode 7 : Mission secrète (The Seventh). T'Pol doit retrouver un homme qu'elle était chargée d'arrêter des années auparavant mais dont elle avait perdu la trace. Elle part en mission avec le capitaine Archer. Au niveau des qualités : le passé de T'Pol est encore un peu approfondi, ce qui ajoute de nouvelles facettes au personnage. Au niveau des défauts : 1) on a encore un mec (Archer) qui a raison contre elle globalement sur tout, 2) je n'ai pas du tout compris les réactions d'Archer dans cet épisode, puisque le dilemme moral qui tourmente T'Pol est très exactement du même genre que ceux qu'Archer se coltine depuis le début de la série, ou que Kirk se coltine dans la série d'origine. Sauf que là, inexplicablement, il se trouve que T'Pol a apparemment tort de réagir comme ça. C'est incohérent, sauf dans la constante "les persos féminins doivent rester inférieurs et ne rien réussir d'important sans avoir un mec pour leur expliquer la vie". Je veux dire, bien entendu que T'Pol peut avoir ses défauts, ses limites et ne pas être infaillible, sauf qu'ici ses réactions sont bien plus logiques et cohérentes avec l'idéal de la mission de l'Enterprise que celles d'Archer.

Épisode 8 : Objet contaminant (The Communicator). Reed et Archer reviennent tout juste d'une mission sur une planète technologiquement comparable aux années 1930 et qui n'a pas encore entamé l'exploration de l'espace... mais Reed se rend compte que son communicateur y est resté. Il faut donc redescendre le chercher, au beau milieu de fortes tensions entre deux camps au bord de la guerre. Un épisode très correct à mon avis, grâce à son principe tout simple mais efficace en termes de suspense, qui contribue à poser les bases de la future Directive Première. Il y a un côté "intrigue paranormale mais c'est nous les extra-terrestres". Au chapitre des défauts : la planète ressemble vraiment trop aux années 1930, j'aurais apprécié un peu plus d'étrangeté (ou alors un contexte franchement historique, mais ça n'aurait pas aussi bien marché). Au chapitre des "trucs qui peuvent être une qualité ou un défaut" : la capacité de l'équipage à foirer de manière catastrophique dans une bonne partie de l'épisode, puisqu'ils font toutes les bourdes que l'équipage de la série d'origine ne ferait jamais (ou rarement) !
Un point un peu too much :
Spoiler:
risquer de faire tomber une technologie de camouflage suliban aux mains d'une culture pareille, c'est tout de même gonflé, et j'aurai la gentillesse de ne pas relire tous les épisodes précédents en me demandant pourquoi Tucker n'a pas eu l'idée d'utiliser ce truc plus tôt.

Épisode 9 : Anarchie sur l'Enterprise (Singularity). Ne vous fiez pas au titre peu parlant et guère engageant en VF comme en VO : c'est un épisode solide, du moins si on apprécie les postulats entièrement dans la lignée de la série d'origine. Parce que c'est exactement ça : peu d'effets spéciaux, tout repose sur la lente modification du jeu des acteurs et des actrices, et aussi sur le dosage habile de la tension qui va croissant. Je reconnais volontiers que l'épisode a ses limites : à mon avis, il ne fonctionne bien que si on connaît un peu la série d'origine et si on s'est déjà attaché à l'équipage de la série Enterprise. Mais je l'ai bien apprécié tout de même. Au passage, on a droit à l'histoire de l'invention d'une procédure typique du fonctionnement de l'Enterprise de la série d'origine.
Je note que cet épisode a été scénarisé par Chris Black, dont j'avais déjà remarqué particulièrement d'autres épisodes.

Épisode 10 : Une peur invisible (Vanishing Point). Ayant été téléportée pour la première fois, Hoshi commence à se sentir bizarre et observe des choses étranges. La plus grande partie de l'épisode est très intéressante : on observe les réactions de l'équipage face à la nouveauté de la technologie de la téléportation (qui en était à ses balbutiements au début de la série Enterprise), et on ne sait pas si ce que Hoshi observe a objectivement lieu ou s'il s'agit d'hallucinations, d'où un "fantastique psychologique" qui donne une belle profondeur à l'intrigue. En plus, il semble y avoir une réflexion sur le sexisme, Hoshi étant confrontée à l'incrédulité et au paternalisme de plusieurs membres d'équipage masculins. Sauf que le dénouement m'a beaucoup déçu : à mon sens, l'explication n'est ni très crédible ni intéressante.
Spoiler:
"Oh, tu te réveilles ? Mais oui, tout n'était qu'un rêve !" Sérieusement ? Vraiment, c'est à peine plus élaboré que ça.
Pire : elle a quasiment l'air sexiste.
Spoiler:
Puisque finalement, contrairement à ce que Hoshi, et comme le disaient les hommes de l'équipage, "tout était dans sa tête". Il fallait le faire -_-

Épisode 11 : La Princesse (Precious Cargo). L'Enterprise vient en aide à un vaisseau cargo E.T. afin de réparer un caisson de stase dans lequel hiberne une jeune E.T. d'une autre espèce. D'après les deux membres d'équipage du cargo, ils effectuent un voyage de cinq mois pour la ramener sur sa planète où l'attend sa famille. Lorsque le caisson de stase tombe en panne avant que Tucker ait pu le réparer, tout change et il se rend compte qu'elle est leur prisonnière. C'est la première fois que je m'arrête avant la fin d'un épisode de Star Trek, mais là c'était tellement mauvais que je n'en pouvais plus. Je crois que ça essaie de faire du pulp, moitié "amour vache" entre Leïa et Han Solo dans Star Wars et moitié Indiana Jones et le temple maudit. Sauf que... ça ne marche pas, ça n'a aucune vraisemblance et ça ne mène à rien. Il y a un flirtouillage façon Harrison Ford, sauf qu'il reprend les aspects des premiers Star Wars qui ont le plus mal vieilli, en particulier en matière de relations hommes-femmes, et que Tucker est très loin d'avoir les charmes de Han Solo. L'extra-terrestre ressemble beaucoup, mais alors beaucoup trop à une femme humaine : elle a la robe, les chaussures à talons aiguilles (qu'elle retire évidemment pour marcher dans un marécage), les mimiques très humaines aussi... Vraiment, ça aurait eu toute sa place dans une parodie, mais absolument pas dans un épisode sérieux (ou alors pas au-delà de trois minutes). Je me suis dit : "Ils ne vont quand même pas finir par s'embrasser ?" Comme j'en avais vraiment marre, j'ai sauté quelques minutes, et devinez quoi ?
Spoiler:
Si.
J'ai arrêté les frais.

Globalement, ces épisodes ont été assez décevants, et j'ai assisté au triste retour du sexisme crasse, parfois à un point jamais vu dans la saison 1... On pourrait croire que j'attendais la série au tournant sur cet aspect quand j'ai commencé à la regarder, mais vraiment, pas du tout. C'est simplement que, dans certains épisodes, les clichés ou l'état d'esprit sexistes ressortent tellement (et nuisent tellement au développement des persos féminins ou à la cohérence globale de l'intrigue ou de l'univers) que ça me saute aux yeux et que je n'arrive pas à le "dé-voir".

C'est assez triste de devoir quitter la série sur un épisode pareil (vu qu'elle va quitter Netflix à minuit), mais il faut croire que cette partie de la saison 2 n'était vraiment pas sa meilleure. J'en retiens tout de même de bons moments, des personnages souvent attachants et un travail intéressant sur une période servant de préquelle à la série d'origine.

Quant aux défauts des scénarios, il n'y a qu'une façon d'y remédier : jouer moi-même la suite à ma table de Star Trek Adventures !