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Re: [Guerre en Ukraine] Pas de pelmeni pour la trêve de Noël ?

Publié : sam. janv. 24, 2026 8:28 am
par Florentbzh
Eh bien, c'est pas la France qui ferait cela !! 😋

Re: [Guerre en Ukraine] Pas de pelmeni pour la trêve de Noël ?

Publié : sam. janv. 24, 2026 8:22 pm
par senradackod
Florentbzh a écrit : ven. janv. 16, 2026 11:31 am
senradackod a écrit : jeu. janv. 15, 2026 7:43 pm
Deimoss a écrit : jeu. janv. 15, 2026 7:18 pm
Clairement c'est ce qu'il faudrait faire depuis avant-hier. Cela fait près de trente ans que Poutine finance du chaos sociétal en occident, il serait bon que nous financions également des groupes visant à miner au propre comme au figurer les institutions russes et leurs membres. Ils font sauter un train ou un magasin en UE, une raffinerie prend soudainement feu. Ils tentent d'assassiner un chef d'entreprise, un dissident réfugié chez nous, qui que ce soit? Offrons une dégustation gratuite de bulletin de naissance à un membre du cercle de Poutine, un responsable militaire, ce ne sont pas les cibles qui manquent et comme on a pu le voir avec les ukrainiens, c'est réalisable, y compris sur des cibles de premier plan. Ils paient des groupes pour lancer des actions sous faux drapeau afin de créer des dissensions sociales? Finançons des groupes qui torpilleront des dignitaires poutiniens. Ils ont des groupes de hackers qui lancent des opérations chez nous? Rendons leur la monnaie de leur pièce et aplanissons l'encéphalogramme de ces hackers via des opérations d'éliminations ciblées.
C'est le genre de réponse que j'appelle de mes vœux depuis fort longtemps, et j'espère que les services européens sont en mesure de semer le même désordre dans l'organisation de la société russe (hôpitaux, poste, aéroports...).
Je me dis que c'est peut-être même déjà fait sans que nous le sachions (ce qui peut nous donner l'impression, trompeuse j'espère, que les démocraties occidentales restent des moutons inertes face aux régimes autoritaires)
Car il est envisageable que pour sauver la face en interne le régime poutinien choisisse de rester discret sur ce type d'attaque et évite de médiatiser les dégâts subis.



Ce serait une bien mauvaise idée de procéder ainsi, déjà ce n'est pas dans l'ADN européen qui privilégiera toujours le MI5 au MI6, et les exemples abondent de tentatives qui ont tourné en eau de boudin (Liban, Rainbow Warrior) car les services ne sont pas structurés pour fonctionner ainsi...le oeil pour oeil dent pour dent risquerait même d'être contre-productif, la population russe ne demandant qu'à croire les mensonges d'un état qui aurait tôt fait de pointer les ingérences occidentales comme preuve qu'on leur en veut.Et enfin, éthiquement, s'en prendre à des hôpitaux est discutable.

Ce qui compte c'est d'analyser les motivations réelles et de les contre-carrer mais en jouant avec ses règles pas celles de l'adversaire....Poutine et son aréopage veulent diviser l'Europe (ce qui en soi ne relève pas de l'impossible au vu des disparités d'un pays à l'autre ) d'une part, de l'autre répandre l'inquiétude et développer la passivité, ce qui n'est pas forcément gagné une partie de la population européenne est beaucoup plus résiliente qu'ils ne le croient, comme l'ont montré les vagues terroristes.

Ce qu'il faut, c'est d'abord saborder les intérêts russes non pas seulement en Europe mais dans le monde, pas ouvertement car le Vladimir est le revanchard ultime lorsqu'il perd la face, ensuite Poutine a une énorme faiblesse, sous ses airs très sûrs de lui, c'est un peureux, un très grand peureux même (qu'on se souvienne de son comportement lors de l'épisode COVID) et, in fine, il vient du KGB et réagit comme il a été formé, ce qui le rend prévisible.

Cela donne donc trois cartes à jouer, la première est déjà en cours d'élaboration en particulier en Afrique où les hommes du Kremlin s'implantent beaucoup moins bien qu'ils ne l'espéraient, "des pays européens" (dont l'Ukraine, bien évidemment, pour les autres candidats potentiels on a l'Allemagne, la GB et même la France) ayant demandé à un service "ami" de s'occuper des agents russes comme il le fit du KGB dans les années 60-70 sur ce même continent.

La seconde carte, c'est la peur....que Poutine se sente en danger, personnellement, et c'est la reculade assurée....d'autant plus que paranoiaque comme il est, pas besoin d'aller dans la démesure pour le marquer.

Pour la troisième carte, deux services occidentaux sont particulièrement bien placés pour analyser les actions d'un ancien du KGB, en particulier, si on veut adopter une posture défensive, les Anglais qui s'en firent une spécialité.Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si de nombreux dissidents russes sont basés en GB...le modus operandi poutinien est celui d'un ancien du KGB, jamais de confrontation directe ou d'assassinats directs en terre étrangère, toujours des black ops....or les Anglais sont particulèrement habiles dans les contre-mesures et lors de la "guerre des espions" n'ont jamais hésité à expulser les représentants russes par charrettes entières (105 diplomates en 71, un record occidental !!  😝 ), leur confier ces rênes là semble donc tout indiqué.


Bonjour,

Je suis navré de reprendre la conversation aussi tard, mais je ne pouvais pas y revenir avant, à l'occasion d'une semaine de travail bien chargée.
Tout ça pour dire que je ne suis pas convaincu.

Si la guerre n'est pas déclarée, les hostilités ont bien commencé, en une campagne d'intimidation menée à travers diverses opérations de déstabilisation dont sont victimes les démocraties européennes : cyberattaques en direction de sociétés ou d'institutions dont le blocage entraîne des dommages collectifs et individuels (hôpitaux, poste) ; survol de drones au-dessus d'aéroports en Belgique, en Allemagne, au-dessus de bases en France ; sabotage de voies ferrées en Pologne ; intrusion dans l'espace aérien des états baltes.

L'objectif est clairement de démontrer aux Européens leur impuissance.
On a assez répété qu'il fallait tenir tête à Poutine. Répondre avec les mêmes méthodes cyber me semble indispensable. Pas par vengeance, comme j'ai pu le lire, ou au nom du "œil pour œil" que tu évoquais. Non : pas souci d'efficacité. Répondre par une menace équivalente est à mon avis le seul moyen d'obtenir qu'il cesse, en lui faisant comprendre que l'intimidation fonctionne dans les deux sens, et que la société russe n'est pas plus invulnérable que la nôtre, que la division et la paralysie peuvent la frapper également.
Sans réaction européenne de ce type, Poutine continuera en ce sens, non seulement parce que ça marche, mais aussi parce que ça renforce sa démonstration, en interne, d'un Occident faible et décadent. On peut invoquer l'éthique, mais je crains que ça ne fasse sourire le Kremlin...

Tu suggères la piste africaine : contrecarrer les intérêts russes sur place paraît évidemment judicieux. Est-ce que, pour autant, cela fera cesser les opérations russes en Europe ? Je n'y crois guère.
Lui faire peur personnellement par une manœuvre digne d'un James Bond, comme je l'ai lu dans la suite de la conversation ? C'est un fantasme cinématographique.

Bref, je continue à espérer que les services occidentaux peuvent eux aussi jouer cette partition et semer un désordre équivalent en attaquant des systèmes informatiques russes, pour obtenir deux effets :
-la fin (ou la limitation) de ce type d'attaque dans les pays européens
-le discrédit de la toute-puissance poutinienne auprès des Russes eux-mêmes. Tu évoques le risque que ce type d'attaque puisse renforcer l'adhésion des Russes à l'idéologie poutinienne ; la propagande anti-européenne du Kremlin atteint déjà des sommets, en déclarant nos démocraties responsables de la situation actuelle ; ça ne changera donc pas grand chose).

Dans le cas contraire, nous nous limiterons à de simples déclarations d'intention, et nous continuerons à passer pour des moutons et à légitimer la nature autocratique du pouvoir poutinien, j'en ai bien peur.