Compte-rendu de la campagne !
Partie 1 : les Huit de Scavoli
Épisode 1 : le cas du pamphlétaire malchanceux
Les Spadassins ont encore les poches vides... Kassel, leur maître d'arme, ayant pitié d'eux, et voulant être payé pour ses cours, les envoie quérir un donneur de travail. Carraro dit « Le Vieux » tient cour dans une taverne de Ventromolle du nom de La Capra Puzzolente. Ventromolle, le quartier des Spadassins, est étendu et dense. S'y déplacer est complexe et aucun autre moyen que les pieds ou les gondoles ne permettent de le traverser sans perdre énormément de temps.
Les Spadassins arrivent tout de même à la taverne dans la matinée et trouvent un lieu enfumé, sale et mal-famé. De là, chacun y va de sa petite exploration du lieu pour trouver Carraro. Errol, en bon curieux, récupére quelques spécimens de cafards dans les angles, pendant qu'Ottavio chipe une bouteille de picrate au passage. Liv et Fiorenza observent la salle à la recherche d'ennuis et du « Vieux » pendant que Luigi écarte l'idée de s’asseoir à une table pour jouer au cartes...
Nos Spadassins repèrent un mec chenu et seul qui savoure une grande bière. Tout le monde se retrouve à sa table et Carraro expose le travail pour lequel il a besoin de quelques courageux et discrets spadassins. Un philosophe, joueur de carte invétéré et coureur de jupons est arrivé à Scavoli il y a quelques semaines et le gredin se cache déjà ! De qui ou de quoi n'est pas la question et les Spadassins doivent le retrouver, lui faire quitter la ville et le conduire à Pogni au sud pour qu'il prenne un bateau et aller loin de tout cela.
Ce philosophe, Baldo Spidzini, est un ancien allié du Culte du Crucifié mais sa plume s'est faite plus acérée et il va même jusqu'à prétendre qu'il y a un être nécessaire à l’origine de tout ! Le Culte l'a désavoué et l'Inquisition le cherche depuis. Il joue aussi beaucoup trop et doit probablement pas mal de ducats à des gens peu fréquentables. Au surplus, il aime les matrones bien mariées et plusieurs maris jaloux aimeraient bien lui faire rendre gorge !
Carraro payera les Spadassins une fois Spidzini à l'abri sur le bateau à Pogni, pas avant... il aurait été vu à Bacaro, à proximité du Neptune, les seuls thermes encore en activité à Scavoli. C'est une maison ouverte à tous mais offrant aussi des services pour la noblesse locale. Son patron, un vigneron puissant et riche du nom de Feroni, a investit beaucoup pour rendre l'endroit sûr et accueillant pour tous.
Spidzini aurait été aussi vu dans les Torpilles, à proximité des entrepôts d'un contrebandier indépendant du nom de Favro. Carraro ne connaît pas les liens qui unissent Spidzini, Feroni ou Favro, il s'en moque et n'est pas payé pour cela ! Il paye sa tournée au Spadassins et leur dit à demain au mieux car le temps joue contre nos amis. Le bateau qui doit emporter le philosophe au loin est déjà à Pogni et attendra deux jours pas plus.
De là, les Spadassins décident de passer à l'Arête dans le nord de la ville afin de prendre contact avec le Cercle de la Sagesse Naturelle. Ils pensent qu'en bon philosophe recherché par l'Inquisition il aura peut être trouvé refuge dans cette organisation de laïques érudits et scientifiques. Ils prennent une gondole de transport et voyagent avec quelques marchandises fraîches. Ils arrivent dans l'Arête, ses rues calmes, propres et ses patrouilles régulières de la garde de Scavoli. Ils toquent à la demeure de Thomas Desforges, le chef du Cercle et sont reçus par un garde du corps zélé et suspicieux. Ils sont conduit devant une jeune femme du nom d'Ottilia Del'Ursa qui botte en touche à la mention de Baldo Spidzini. Il serait inconnu du Cercle ou en tout cas ne se serait pas manifesté. Après quelques évitements et esquives, Adolfo perd patience et insulte Ottilia ce qui met fin à la discussion. Mustapha et Errol demandent à rester au Cercle malgré la sortie désastreuse d'Adolfo. Ottilia accepte leur requête et les autres Spadassins repartent « palla vuota » comme on dit à Scavoli.
Ils décident de se rapprocher des thermes de Bacaro car ils sentent que Spidzini peut s'y cacher. L'option contrebandier leur paraît bancale et ils craignent que Spidzini ne doivent de l'argent à ce malandrin. Ils vont en gondole à Bacaro et arpentent ses rues animées et pleines d'établissements dédiés à la fête sous toutes ses formes. Le Neptune se trouve sur une grande place constellée de débits de boissons, d'estaminets, de maisons closes et de jeu. Sur la place même des petites scènes dispensent des spectacles de marionnettes, de musiques ou de théâtres dans une ambiance de kermesse permanente.
Les thermes, de construction antique, sont ouvert aux publics pour quelques sous. Les Spadassins posent vêtements et armements dans de petits placards fermés et rentrent dans l'un des trois bassins d'eau. Le premier est froid, le deuxième tiède et le dernier bien chaud. Ils constatent qu'une ribambelle de gens du commun profitent des bains que ce soit par pur plaisir ou par hygiène. Au fond des thermes, une partie fermée par un lourd rideau permet d'accéder aux bassins privés et payant du Neptune.
Les Spadassins comprennent aussi que des gardes patrouillent l'établissement. Ce sont des impériaux musclés, par groupe de deux ou trois, plutôt grands et portant des toges légères. Ils semblent très attentifs et scrupuleux dans leur travail. De là, Fiorenza et Liv essaient avec succès de se faufiler dans la partie privative pour tenter de chercher Spidzini si bien sûr il s'y trouve. Les autres restent dans les bains de devant avant de prendre position à l’extérieur pour couvrir toute action des leurs consœurs.
Liv et Fiorenza se séparent, Liv fait les grands bassins privatifs de devant et Fiorenza les petits bassins du fond des thermes. Du côté de Liv rien de notables, quelques nobles qui festoient et discutent et dans un autre bassin une petite orgie antique bien vulgaire...
Au fond, Fiorenza repère un bassin surveillé par deux gardes. Un lourd rideau couvre l'entrée du bassin sans parler des deux gardes. Elle tente de passer d'un bassin à l'autre par les murs de séparation, manque réveiller un noble endormi et arrive à repérer Spidzini dans le bassin surveillé. Il écrit tranquillement alors qu'une jeune femme dévêtue dort paisiblement sur un canapé confortable. Elle tente de se faufiler dans le bassin du philosophe mais tombe et celui-ci crie à l'assassin alors que la jeune femme se met à crier !
De là, Liv décide de sortir de là alors qu'Adolfo, décidément très impatient, se faufile dans la partie privative pensant profiter de la panique provoquée par les actions de Fiorenza qui tente d'échapper aux gardes en se cachant comme elle le peut !
Adolfo est proprement éjecté des bains et rejoint Liv, Luigi et Ottavio restés dehors... d'ailleurs, petite aparté de leur côté car ils ont repéré deux groupes de spadassins qui surveillent les entrées des thermes. Ottavio reconnaît l'un d'eux comme étant membre des Lames Pourpres, une école d'escrime rivale. Nos deux Spadassins essaient avec succès de savoir pourquoi ces hommes surveillent les thermes... et ils apprennent qu'ils travaillent pour un inquisiteur du nom de Figone et qu'ils savent que Spidzini se cache dans les thermes. Ils doivent le localiser et en référer à Figone.
Et Figone est un exécutant d'un haut-gradé de l'Inquisition présent à Scavoli. C'est un chasseur de prime pas un tortionnaire ou un assassin bien que ça reste un inquisiteur...
Les choses se corsent donc pour nos Spadassins et Ottavio propose d'y aller au bluff et de se prétendre comme des amis de Spidzini afin de le sortir de là rapidement. Ils ne doutent plus de sa présence aux thermes à cause du barouf que Fiorenza a fait, des informations récoltées par Liv et Adolfo, et bien sûr de la présence très inopportune des spadassins des Lames Pourpres.
Et le bluff d'Ottavio passe crème ! Ils entrent et, escortés par les gardes impériaux « arrêtent » Fiorenza, rencontrent Spidzini et évoquent le bateau à Pogni, la fuite de la ville etc... Spidzini, à l'évocation du bateau, confirme qu'il est prêt à être évacué de la ville rapidement. Le concierge des thermes permet même aux Spadassins de sortir par une entrée dérobée à l'arrière du bâtiment alors qu'une certaine panique règne dans les thermes. Ils se faufilent dans les rues encombrées de Bacaro avant de remonter vers le nord de la ville pour rejoindre la terre en gondole...
Et nos Spadassins se retrouvent donc à terre pour rejoindre Pogni qui est distant d'une soixantaine de lieux de Scavoli... et ils n'ont pas (prévu) de chevaux...
Continua...