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Re: Cinema films de nöel ou pas

Publié : lun. avr. 06, 2026 11:03 pm
par Vorghyrn
Killing Joke a écrit : lun. avr. 06, 2026 1:50 pm J'ai trouvé littéralement le film "à charge" contre les collabos, avec l'explication de la dérive entre les idéaux initiaux des personnages principaux (qui étaient par ex. à mille lieux d'être antisémites avant la guerre) par petites touches, par petites compromissions, l'une après l'autre, allant de plus en plus loin, jusqu'à soutenir l'insoutenable (par facilité, par appât du gain - un peu la dérive vers le côté obscur).

Est-ce que le film aurait pu/dû aller plus loin, je ne sais pas - d'un point de vue "réalité historique", sans doute (mais rappelons que ce n'est pas non plus un "documentaire historique" ni une thèse de 500 pages sur le sujet, c'est bien un film, avec une durée contenue, qu'il faut monter, découper, adapter, rendre lisible pour les spectateurs dans la durée impartie), mais d'un point de vue message, encore une fois, je ne pense pas que celà aurait changé grand chose quant à sa teneur.
Je partage ton point de vue. Le film n'essaie pas un instant "d'excuser" les collabo. Il nous entraine dans une histoire pour expliquer le "comment" pas pour justifier. Un peu comme "le mage du Kremlin", d'ailleurs, à qui on a souvent reprocher de ne pas être "assez anti-Poutine". Je suis, pour ma part content, de voir des oeuvres qui ne se sentent pas obliger de me mettre des gros panneaux "ça c'est les méchants, ça c'est les gentils".
Oui, dans le film il n'y a pas de "gentils" (même les résistants). Ca me semble totalement voulu pour finalement dénoncer la vrai horreur : la guerre, et ce à quoi elle pousse les uns et les autres.

Perso, pendant tous le film je n'ai pas arrêté de penser à la chanson de Goldman "et si j'étais né en 17 à Leindenstadt"
 

Re: Cinema films de nöel ou pas

Publié : mar. avr. 07, 2026 1:12 am
par cdang
Vu ce soir sur grand écran : Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman (1975).

Oregon, 1963 ; Randall P. McMurphy (Jack Nicholson) est transféré du pénitencier à l'hôpital psychiatrique pour évaluer son état mental, les geôliers estimant qu'il simule pour échapper aux corvées. Il se retrouve dans l'unité de l'inquiétante infirmière en chef Mildred Ratched (Louise Fletcher). C'est encore l'époque des « asiles d'aliénés » donc l'unité mélange des autistes sévères, des traumatisés, des dépressifs, des enfants de bonne famille que l'on cache (j'y étais avec une amie psychologue donc j'ai eu quelques détails sur les patients, d'ailleurs certains ne sont pas des acteurs mais de vrais patients). Une époque où les soins consistent notamment à médiquer pour abrutir, à faire parler en groupe jusqu'à ce qu'on admette son « problème », à réguler l'emploi du temps à la milliseconde, et le cas échant à pratiquer les électrochocs voire la lobotomie...

McMurphy sème le bronx, organisant un tripot clandestin, menant une révolte pour avoir le droit de regarder les matchs de la coupe de baseball à la télé le soir... Ce qui n'est pas du goût de l'équipe soignante. Et dans cette dystopie dictatoriale, qui sait où cela peut mener ?..

Milos Forman a quitté la Tchécoslovaquie communiste 7 ans avant de tourner ce film. Il sait donc un peu de quoi il parle en matière d'univers concentrationnaire... Le film est mené par le duel magistral Nicholson/Fletcher, toustes deux extraordinaires, et avec des seconds rôles d'exception, genre Dany De Vito et Christopher Lloyd (chauve, on a du mal à le reconnaître sans sa chevelure de Doc).

En revanche, faut pas s'attendre au rythme des films étatsuniens d'aujourd'hui. Ici, on prend le temps, sur les 2h13, on s'attarde sur les personnages, les silences, les gros plans sur les visages...

https://www.imdb.com/fr/title/tt0073486/

L'affiche :
Spoiler:
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Re: Cinema films de nöel ou pas

Publié : mar. avr. 07, 2026 8:18 am
par Tgx
et Brad Dourif qui joue Billy.