Nous l'orchestre (Philippe Béziat, 2026) : le documentariste Philippe Béziat a filmé pendant un an l'Orchestre de Paris, composé de 120 musiciens et dirigé par le jeune chef d'orchestre Klaus Mäkelä.
Autant le dire tout de suite, j'y connais RIEN à cet univers. Ça m'est complètement étranger. J'ai vaguement reconnu quelques morceaux joués et je connais évidemment plusieurs compositeurs dont j'ai lu le nom dans le générique de fin : Stravinsky, Mahler, Bartók, Strauss, Ravel... mais pas plus que ça. Malgré mon ignorance j'ai été directement happé par la proposition du réalisateur, en immersion totale au milieu de cet orchestre. La caméra est au plus près des corps et des instruments, mettant le spectateur à la place des artistes filmés, partageant ce qu'ils entendent et ce qu'ils voient en jouant. On a droit à des répétitions, des concerts, des auditions, entrecoupés, pour respirer, par de plus classiques interviews de membres de l'orchestre. Ce qui ressort de tout ça, c'est avant tout la puissance du collectif, l'orchestre devenant un organisme qui ne peut vivre que si tous ses membres vont dans la même direction. À voir sur grand écran si vous en avez l'occasion.
Maria (Jessica Palud, 2024) : la jeune actrice Maria Schneider, encore méconnue, est engagée par le réalisateur Bernardo Bertolucci pour incarner le premier rôle dans son nouveau film
Le Dernier Tango à Paris, avec Marlon Brando.
Ce biopic s'intéresse à quelques années de la vie de Maria Schneider avec comme élément central le tournage du
Dernier Tango à Paris, durant lequel elle a été victime d'une agression sexuelle devant les caméras lors de la tristement fameuse "scène du beurre" et dont la réputation sulfureuse la suivra toute sa vie. Si elle continue sa carrière par la suite en jouant par exemple pour Antonioni et Rivette, elle ne se remettra jamais vraiment du tournage du film de Bertolucci et de ses conséquences.
C'est un beau film, dur, sec, qui montre sans fard la déchéance d'une actrice de vingt ans livrée en pâture aux médias et au public, qui finit démolie par l'agression vécue les attaques qui la visent. Il propose des moments de vie, entrecoupés de nombreuses ellipses qui j'imagine doivent pas faciliter la compréhension si on ne connaît rien de cette histoire. Maria Schneider est incarnée par par l'excellente Anamaria Vartolomei qui fait des merveilles avec son regard dur et enragé.
Sans être spécialiste, je m'intéressais depuis un bon moment à la vie et à la carrière de Maria Schneider donc j'ai pu recoller les morceaux, mais je me demande si le film est limpide pour quelqu'un qui ne connaît rien au sujet. Je pense quand même que ça peut être intéressant pour découvrir cette histoire.
Le film est disponible
sur France TV jusqu'au 17/06/2026.
Les Guerriers d'Abel (Shigeyasu Yamauchi, 1988) : Abel, frère d'Athéna, fait son apparition sur Terre, annonçant la fin du monde et emportant sa sœur. Les Chevaliers de bronze voient leur déesse les abandonner.
C'est le troisième film hors continuité issu de
Saint Seiya. Si le déroulé est toujours ultra classique,
Les Guerriers d'Abel possède une vraie identité. Déjà, c'est un long métrage (72 minutes), ce qui permet de mieux développer le propos et surtout d'offrir de jolies séquences calmes et poétiques en plus des classiques bastons. La BO qui accompagne tout ça est très belle.
Également, ça a réveillé les souvenirs du petit Gridal qui regardait
Les Chevaliers du zodiaque le mercredi dans le Club Dorothée en faisant réapparaître les Chevaliers d'or morts lors de la bataille du Sanctuaire. Ça dure pas longtemps mais c'est vraiment cool, et, encore plus cool, même si c'est très bref et donc un peu frustrant, Hyoga et Shiryu revêtent des armures d'or, respectivement celle du Verseau et celle de la Balance, en plus de Seiya et de son habituelle armure du Sagittaire. J'avais le sourire.
Donc, si j'ai bien compris je peux m'arrêter là ? Le quatrième film est pas bon et le cinquième est la suite d'une série ?
